jeudi 7 octobre 2010

Je vous présente Chiquitin'

Voici Chiquitin' (prononcez "Tchiquitine") qui deviendra bientôt la meilleure chasseuse de souris de Patagonie!

mardi 5 octobre 2010

C'est parti!


Ça y est, cette fois le chantier a vraiment démarré!
Après un petit temps de réflexion, un peu de rangement dans ma maison et dans ma tête, j'ai enfin commencé à travailler.

Jour de travail 1: Tranchée autour de la serre et préparation de la terre dans la serre en petits talus.
La tranchée permettra, une fois que j'ai la toile plastique, d'enterrer le bas de ladite toile pour qu'elle reste bien tendue et que ni terre ni animaux ne rentre par dessous.
Quant à la préparation de la terre, je creuse sur environ 20cm, je sors la terre de l'endroit où elle est, en fais un tas, romps les mottes et « grumeaux », ôte les paquets de racines de l'herbe, j'ajoute pas mal de crottes de mouton et je mélange le tout avant de remettre cette terre riche et moelleuse à sa place, prête pour donner la vie aux petites graines que je vais y disposer dans quelques jours!
Dimanche jour de repos et de ménage, j'ai également préparé quelques semis. Laitues, tomates, poivrons, courges basilic qui resteront en pots jusqu'à ce que je puisse les transplanter dans la serre.
Jour 2: Installation d'une première partie du système d'irrigation de la serre.
Mon voisin m'a aidé à installer le long tuyaux (environ 90 mètres) qui apporte l'eau du canal jusqu'à la serre. Une fois le tube de plastique chauffé, les embouts encastrés, il a fallu creuser une tranchée sur le bord du canal. Un travail à la fois de force et de subtilité. Parce qu'une fois que la tranchée atteint l'eau, c' est tout le canal qui se vide dans le terrain. Il a donc fallu faire vite!
Installer le tuyaux au bon endroit et refermer avec des mottes de terre, l'ouverture du canal. Et puis nous avons installé le tuyau de la meilleure manière possible depuis tout en haut jusque tout en bas du terrain et ô miracle, l'eau a jailli du bout du tuyau. Quelle joie!
Même si les choses avancent doucement, elles avancent pour de bon!
Je suis passée du rêve à la réalité!!
Cet après-midi j'attaque le nettoyage de l'endroit où je vais construire la maison. Et d'ici à jeudi avancer dans la préparation de la terre dans la serre.

mercredi 29 septembre 2010

Ma nouvelle vie...


Hier fût le premier jour de ma nouvelle vie.
Ou en tout cas, pour la première fois n'ayant pas de billet de retour pour l'Europe, j'ai pris conscience de ce que je suis en train de faire.

Je me suis vue là, toute petite, toute seule au pied de la montagne et toute la montagne à déplacer avec mes petits bras.

Mettre en route le potager, la serre, les plantations, construire la maison, aménager le terrain, régler les problèmes de la voiture, apprendre, trouver les informations, m'adapter au climat et à la culture, découvrir la végétation, ne pas oublier le bois pour l'hiver, et puis un projet professionnel à garder en mémoire pour ne pas me retrouver sans le sou...

ça m'a pris à la gorge, comme un "gloups"... dans quoi me suis-je encore mise moi?!

J'ai aussi pris conscience qu'ici, on ne peut pas faire les choses tout seul. On est obligé de compter sur les autres, de partager avec les autres, d'apprendre des autres. Un gros changement dans mes habitudes de vie... Une acceptation, un lâcher-prise.

Par où commencer?
Comment commencer?
Sur qui compter?

Heureusement, je crois que je suis bien entourée et que ma bonne humeur et ma convivialité me sont des atouts précieux.

J'ai donc pris mon courage à 2 mains et ai commencé par faire le grand ménage dans ma petite maison. Ranger, nettoyer pour y voir plus clair dehors et dedans.

Et puis dans tout ce tourbillon d'idées, je suis allée marcher un peu sur l'herbe toute fraîche de mon terrain, je me suis approchée de ma serre pour en mesurer les proportions et là, j'ai découvert un petit arbre récemment planté et protégé par un petit grillage. Quelqu'un, sans me le dire, est venu me planter un petit arbre fruitier. Quelle gentille attention. J'ai été touchée et, le sourire aux lèvres, je me suis agrandie et ai regardé avec délectation l'incroyable beauté de ce lieu, les montagnes enneigées au loin, les arbres natifs, le ciel bleu... Et j'ai senti en moi, encore une fois, qu'il n'y a pas à avoir peur, et que je suis ici pour quelque chose, accompagnée et protégée.

mardi 28 septembre 2010

Des nouvelles!

Voilà, voilà...
Pardon pour le retard, c'est que j'avais une invitée très spéciale tout le week-end, ma maman qui est venue me rendre une petite visite. Ce fût bref, mais tellement chouette!

Alors des nouvelles...

Tout d'abord, je vais bien, la voiture va bien, elle est au garage jusqu'à demain pour une révision générale. Je crois que ça lui fera le plus grand bien!

Et maintenant quelques photos de ce long voyage Buenos-Aires/El Bolson








jeudi 23 septembre 2010

Buenos Aires - El Bolson - JOUR 3

Une loooongue journée...
Partie à 7h30 de Macachin, arrivée à 20h30 à Piedra del Aguila. Quelques pauses, pour que la voiture refroidisse un peu et pour me reposer.
Je ne suis plus qu'à 130km de Bariloche, ma destination du jour.
Finalement, la route du désert s'est bien passée.

Rien de bien passionnant à raconter, si ce n'est quelques détails magnifiques aperçus pendant ce voyage et malheureusement pas pris en photos (impossible de photographier en consuisant) :
. Des hérons immenses et majestueux volant à quelques mètres de moi
. Des chouettes couleur sable chassant de petits rongeurs sur le bord de la route
. Tout plein d'oiseaux de proie volant dans le ciel et larguant leur proie sur la route pour les assommer
. Un étang bleu azur recouvert de flamands-roses prenant le soleil au petit matin (à General Acha)
. Des boules légères de branches jaunes roulant au milieu de la route, comme dans les westerns
. La pampa, paysage immense ressemblant à la savane africaine, les éléphants en moins
. Le passage des plaines plates aux premières collines
. Les falaises rouges foncées sur le lac bleu intense (Ezequiel Ramos Mexia, au sud de Neuquen)
. Le lever de Pleine Lune, au-dessus de la forêt. Un globe blanc pâle gigantesque et parfait, laissant voir ses détails et ses reliefs.

Il y a des endroits qui mériteraient une vraie visite...

mardi 21 septembre 2010

Buenos Aires - El Bolson - JOUR 2

9h52, mon téléphone sonne.
Où suis-je?
Ah oui dans un hôtel de la petite ville de Mercedes à environ 85km de Buenos Aires.

Allo?
Oui c'est le garagiste. Ta voiture est prête!

Ni une ni deux, je saute dans mes vêtements, avale un (très bon) petit dèj et me voilà marchant jusqu'au garage.

Ma titine m'attend, accompagnée de deux beaux jeunes hommes. L'un est le garagiste aperçu la veille et son ami qui m'a aidée à me sortir de mon pétrin, essayant de changer la bougie puis finalement appelant la dépanneuse, et m'indiquant un petit hôtel pour passer la nuit. Et nous voilà partis à refaire le monde, parler de voyage et de liberté tout en buvant un délicieux maté. Ils sont évidemment partants pour participer à la construction de ma maison, s'ils arrivent à se libérer pour un temps de leurs responsabilités professionnelles et familiales. Et grâce à Facebook, on reste amis!

Bref.. 10h45 me voilà au volant de titine, qui me semble en forme.
C'est parti, je roule, les cheveux aux vent (la fenêtre ouverte en fait), le paysage est magnifique, les grands espaces, à moi la liberté!

Quand....
PAF! POF! Caraaacatata...

Et oui, la bougie a re-sauté...

Je m'arrête sur le bord de la route, non loin d'une estancia (propriété) et vais demander de l'aide.

Je fais ici une petite parenthèse socio-culturelle.
En Argentine, tous les être humains de sexe masculin savent réparer une voiture...
Et il faut avouer que quand on est une fille qui voyage toute seule avec un vieux véhucule (pardon titine!), ça aide...

Bref, bougie, outils, coup de fil au garagiste... En 10 minutes c'est réglé.
Gentils monsieurs remerciés me voilà repartie, un peu crispée j'avoue, de peur que titine me re-pète une durite tous les 100kms.

Du coup, je n'ose pas dépasser les 80km/h, je m'arrête 15min tous les 50kms pour laisser refroidir titine et tous les 100kms pour remettre de l'huile...

Remarquez, en fait, c'est plutôt agréable, je ne me suis absolument pas fatiguée et titine semble avoir réellement apprécié mes petits soins parce que sur la fin du voyage, elle n'a même plus réclamé d'huile ni de pause fraîcheur...

Et après tout ça, je prends seulement conscience que le vendeur m'avait dit que la voiture était restée tout un temps dans le garage sans sortir. Et mon ami Séba vient de me dire au téléphone que cela faisait plusieurs ANNEES qu'elle n'avait pas roulée... Pauvre choute, forcément qu'elle était un peu coincée...
Maintenant qu'elle est toute décrassée, je peux vous dire qu'elle roule comme si elle était neuve, elle ne tremble plus et ne chauffe plus! Youhouuuuuuuuuuuu

Finalement, elle est chouette mon aventure.
J'ai gagné 2 nouveaux amis à Mercedes et j'ai pu voir que les argentins sont vraiment sympas tout au long de la route.

Ah oui, aujourd'hui c'est le printemps! Feliz Primavera a todos (même si chez vous commence l'automne).

Demain j'attaque la "Route du désert"... Suspense...

lundi 20 septembre 2010

Voyage Buenos Aires - El Bolson. JOUR 1

Bon alors, que je vous raconte....
Quand on aime l'aventure, on est servi!

Ce matin, RDV avec le vendeur de la voiture, une Suzuki Maruti Gypsy (la même que sur la photo, mais avec une toile noire à l'arrière).

Ce matin je récupére ma titine et en route pour la vallée enchantée d'El Bolson...
L'arrière est type pick-up, avec 2 banquettes au cas où un jour j'aie tout plein de bambins à ballader!
Bref, voiture chargée à bloc, avec tout des tas de choses que différentes personnes m'ont chargées de ramener de Buenos Aires (solidarité oblige!).
Papiers signés, assurance OK, paiement à la banque ok...
Me voilà finalement prête à 15h (oui ici, tout prend plus de temps qu'en Europe), moi qui pensais partir à 14 au plus tard...
Me voilà enfin au volant de ma nouvelle voiture et voilà que je n'arrête pas de caler... Il faut appuyer très fort sur les pédales pour conduire, et être très subtil au démarrage... Mais bon, avec un peu d'entrainement tout s'arrange...

Me voilà conduisant en plein Buenos Aires, entre camions fous et non respect du code de la route, signalisation différente, et tarés qui vous collent au derrière...
Et là-dessus, des embranchements incompréhensibles, dans une ville que je ne connais pas... Mais bon, de la volonté j'en ai, j'ai donc décidé que je sortirai de Buenos Aires aujourd'hui!!

Me voilà finalement sur la route n°5 à environ 70km de la capitale. Je commence à me sentir plus à l'aise au volant de ma voiture. Elle fait beaucoup de bruit, la conduite est un peu dure, et au dessus de 100km/h, ça tremble et ça chauffe...

L'Argentine m'aura décidément appris une chose très importante: la PATIENCE...

J'ai arrêté de transpirer, et même si la voiture continue de caler quand je ralentis franchement, je suis heureuse... Et fière de moi...
Le soleil est beau, je sens que je m'éloigne de la ville...
Le voyage va être long mais je me sens tellement libre!

Quand soudain! PAF! Un bruit super fort dans le moteur, et pof pof pof pof paf paf carrrracatata... Le bruit de plus en plus terrible, le moteur se coupe... Bardaf...
Je m'arrête au péage...
Je suis bien évidemment l'attraction de tout le péage, que des hommes dans leurs petites cabines. Heureusement, ils sont quand même sympas ces argentins... Un gars arrive avec sa boite à outils, ouvre le capot, essaie de remettre la bougie.. Rien à faire, il manque une pièce, ou je ne sais pas bien quoi.. Je n'ai aps tout compris..

Bref, il semble finalement réparer la panne, et hop, je paie mon péage, heureuse et zou, je roule...

...

50 mètres... Et PAF.. voilà que ça recommence!!
Impossible de repartir.. J'arrive à faire marche arrière sur la bande de sécurité et retourne au péage...

Résultat, obligée de terminer mon voyage remorquée par une dépanneuse...

La voiture est chez le garagiste... Et moi dans un petit hôtel sans eau chaude... Mais bon, j'avoue qu'avec toutes ces émotions, une bonne douche froide est toujours la bienvenue!

Ainsi donc... Un premier jour de voyage très "intense"...

Mais bon, ne vous en faites pas pour, moi, ça me fait plutôt marrer tout ça!
Allez, croisez les doigts pour que tout soit remis en ordre demain matin au plus tôt et que je puisse reprendre la route en toute tranquilité!